Voilà un homme qui après avoir entièrement décoré son appartement du
boulevard Suchet, à Paris puis son petit hôtel particulier de la rue du
Belvédère à Boulogne sur Seine dans un style marqué par le
néo-classicisme et un certain modernisme avant-gardiste des volumes et
des matières, s’affirma stylistiquement à Alger, puis meubla les «
Grands d’Espagne » à Madrid, avant de s’exporter au Mexique, à New York
et à Los Angeles pour enfin rentrer à Paris en 1966. De petite taille,
toujours tiré à quatre épingles, Marc du Plantier a également travaillé
officiellement pour le gouvernement Français, sans compter les nombreux
décors et costumes réalisés en 1936, pour la Comédie française à
l’occasion du tricentenaire de Corneille pour la nouvelle scénographie
d’« Horace » et de « Nicomède », puis pour la mise en scène de «
Bolivar » de Jules Supervielle. Réalisant des meubles pour le palais de
l’Elysée, ainsi que pour la grande salle de la nouvelle Ambassade de
France à Ottawa (Canada), il réinstalla en 1960 toute la réception du
ministère des P.T.T. En plus des meubles qu’il concevait, il fit
également tisser à Aubusson par les ateliers Pinton une douzaine de
tapis d’après ses propres cartons, et de nombreux objets d’art et
d’ameublement, ainsi que des luminaires.